Service bien-être au travail

En tant qu’employeur, les collectivités territoriales ont l’obligation d’assurer la santé physique et mentale au travail de leurs agents. Dans ce cadre, elles assurent une surveillance des conditions de travail des agents, et de leur capacité à assurer leurs missions. Cette vigilance autour des agents peut amener à détecter un état de mal-être chez un ou plusieurs agents, qu’il faut traiter.

Dans quel cas s’inquiéter ? La collectivité doit tenir compte de signes  d’alerte comme :

  • une augmentation de l’absentéisme ou au contraire une pérennisation des heures supplémentaires,
  • une augmentation des accidents de service (fréquence ou gravité),
  • une augmentation des maladies professionnelles/imputables au service (fréquence ou gravité),
  • une baisse de la qualité de service,
  • une survenue de violences,
  • une multiplication de conflits (avec les usagers ou au sein de la structure),
  • une altération du climat (tel qu’il est perçu par les agents, leur hiérarchie ou même les usagers),
  • l’expression d’un mal-être chez un ou plusieurs agents.

Cette liste n’est pas exhaustive car le mal-être peut prendre différentes formes selon les personnes et les situations.

Face à une alerte, il n’est pas pertinent de réagir dans la précipitation. Les collectivités doivent prendre le temps d’échanger avec les agents concernés (individuellement et collectivement) afin de déterminer s’il y a bien une problématique à résoudre, si elle est bien liée à l’environnement professionnel, et si des premières pistes d’action peuvent être discutées avec les équipes de travail.

Ainsi, il faut retenir que:

  • certaines problématiques peuvent être liées à une situation passagère (ex : surcroit de travail ponctuel qui occasionne un inconfort passager),
  • certaines problématiques ne sont pas en lien avec le travail (ex : un agent en arrêt suite à un décès familial). Dans ce cas, la collectivité peut très bien orienter l’agent vers le médecin de prévention si l’état de l’agent impacte sa capacité à assurer ses missions. Il convient cependant d’être très vigilant sur ce point : en effet, les problèmes de santé d’un agent peuvent être liés à la fois à des problèmes d’ordre personnel et professionnel. Dans ce cas, la collectivité n’aura pas vocation à résoudre les problématiques privées de l’agent mais devra s’attacher à supprimer les éléments potentiellement pathogènes des situations de travail.

Il est à noter que les agents peuvent également solliciter directement les psychologues du travail.